La ville de Compiègne est située juste en aval du confluent des rivières Oise et Aisne. Elle se trouve à 75 km au nord de Paris, à 60 km de Beauvais par la RN 31 vers l'ouest, à 40 km de Creil au sud-ouest et à 26 km de Noyon au nord-est
Elle est limitée à l'ouest par l'Oise, à l'est par la forêt domaniale de Compiègne, au nord par l'Aisne, au sud la limite avec la Croix-Saint-Ouen est conventionnelle. Le quartier de la gare, bien que sur la rive droite de l'Oise, est situé dans la commune de Compiègne. De ce côté, le reste de l'agglomération se trouve soit à Margny-lès-Compiègne, soit à Venette (avec le centre commercial).
Communes limitrophes [modifier]
Histoire [modifier]
À l'époque gallo-romaine, Compiègne fut un point de passage sur l'Oise (Isara) relié au réseau de voies secondaires à la frontière des territoires des Bellovaques (Beauvais) et des Suessions (Soissons). Le gué se trouvait au lieu-dit « le clos des roses »
Compiègne s'appelait Compendium, c'est-à-dire « raccourci ».
Au centre-ville actuel, les fouilles menées n'ont pas découvert de vestiges gallo-romains. Dans le quartier du Clos des Roses ont été retrouvés les vestiges d'un bâtiment romain, peut-être un poste de garde militaire du gué. Dans les environs, quelques vestiges de villae furent mises à jour.
Compiègne fut associée à la couronne de France dès l'avènement des Mérovingiens.
- Ragenfred bat en 715 les Austrasiens dans la forêt de Cuise, près de Compiègne.
- Serment de vassalité en 757 de Tassilon III à Pépin le Bref.
- Traité de Compiègne, le 1er août[1] ou le 25 août 867 [2],[3], concède le Cotentin, l'Avranchin ainsi que les îles Anglo-Normandes à Salaün, dit Salomon.
- Le 2 janvier 876, édification de la basilique Notre-Dame, future abbaye Saint-Corneille par Charles II le Chauve sur le modèle d' Aix la Chapelle.
- Trêve de Compiègne, en 884, entre Carloman II de France et les Vikings.
La ville bénéficie d’institutions communales qui lui sont accordées par Louis VI en 1153[4].
- 1357 : Charles le Sage y réunit les États généraux pour rétablir l'autorité royale face aux menées d'Étienne Marcel.
- Capture de Jeanne d'Arc par les Bourguignons le 23 mai 1430 lors d'une sortie sur la rive droite de l'Oise pendant le siège de la ville.
- 1770 Louis XV et le dauphin y accueillirent au château Marie-Antoinette lors de son arrivée en France.
- La Révolution française juge et guillotine la congrégation des seize carmélites de Compiègne, dont Georges Bernanos s'inspire pour écrire sa pièce Dialogue des Carmélites.
- Napoléon III séjournait fréquemment au château lors de ses visites en forêt.
- Compiègne organise les épreuves de golf des Jeux olympiques d'été de 1900 sur le terrain de la Société des sports de Compiègne.
- En forêt domaniale de Compiègne, dans un wagon au milieu d'une futaie, à proximité de Rethondes, signature de l'armistice du 11 novembre 1918 entre la France et l'Allemagne en présence du maréchal Foch et du général Weygand[5].le palais des fleurs
- Dans le même lieu, aménagé entre-temps en clairière, dite clairière de Rethondes ou clairière de l'Armistice, et dans le même wagon qu'en 1918, signature le 22 juin 1940 de l'armistice entre la France et l'Allemagne représentée par la délégation française présidée par le Général Huntziger, envoyée par le maréchal Pétain et l'Allemagne représentée par le Maréchal Keitel. Adolf Hitler et de nombreux dignitaires allemands se sont déplacés la veille, jour inaugural de la négociation d'Armistice.
- Durant l'Occupation, les nazis installeront un camp de transit et d'internement de juin 1941 à août 1944 à Royallieu. Le premier train de déportés politiques quitte le camp de Royallieu pour celui d'Auschwitz, le 6 juillet 1942. À cet endroit le 23 février 2008, le « Mémorial de l'internement et de la déportation » a été inauguré[6].
- Un des tout premiers groupes armés de la résistance française, le "groupe de Compiègne", est né dans l'Oise, en février 1941. Ralliés à Combat Zone Nord, ses militants sont pour la plupart arrêtés à compter du 3 mars 1942 et déportés en Allemagne dont bien peu sont revenus.
La population et l'administration de Compiègne en 1627 [modifier]
L’administration royale est à Compiègne, ville de 8 000 habitants, d’après le recensement d’Arthur de Marsy[7], et dans les environs de la ville, peu importante, comme d'ailleurs dans l’ensemble des villes du royaume.
Quelques notables (médecins, chirurgiens, etc) sont classés parmi eux. Par contre, les marchands, les industriels, les taverniers et les artisans sont classés dans une autre catégorie : Commerces et industries diverses. Cette catégorie s’étend aux mariniers et aux laboureurs, vignerons ou encore aux jardiniers.
Le premier ordre est lui aussi classé à part. Arthur de Marsy, auteur d'un recensement en 1627 Marsy ne donne que les chiffres des membres du clergé séculier par paroisse :
Saint-Jacques : 12
Saint-Antoine : 6 le palais des fleurs
Saint-Germain : 2
Saint-Jehan le Petit : 1
Sur les 83 maîtres ou maîtresses d’écoles, 29 sont des ecclésiastiques. Mais, le nombre de membres du clergé régulier dans les établissements reste la grande inconnue. Le nombre des pauvres et celui des mendiants est de 320, chiffre peu important, si on le compare avec la situation de Châteauroux qui en 1789 avec 7.000 habitants doit secourir 3.000 malheureux venus principalement du Massif Central. Par contre, il est supérieur à celui des pauvres vers 1760 à Morlaix, ville de 10.000 habitants qui est de 100.
Ville [modifier]
Le capitaine de la ville de Compiègne, les gouverneurs-attournés, le receveur de la ville, le greffier de la ville et celui du bureau de la ville, le contrôleur de la ville, et le serviteur.
Justice [modifier]
L'élection est la juridiction la plus complète, on y trouve un président, neuf élus, le procureur du roi, l'avocat du roi, le lieutenant, le contrôleur, le greffier, le commis-greffier et deux huissiers, en tout 48 fonctionnaires.
Le lieutenant au bailliage, le lieutenant particulier, la procureur et l'avocat du roi ; un greffier et un commis greffier ; le prévôt de l'exemption, le prévôt de Margny, le prévôt forain, et leurs greffiers, ainsi que le greffier du prévôt de Thourotte, Deux grenetiers et deux contrôleurs du grenier à sel. Trois receveurs des tailles, un des consignations et un des Gabelles, ainsi qu'un commis aux Gabelles. Vingt avocats. Neuf notaires. Vingt-sept procureurs. Dix praticiens. Trente et un sergents. Le greffier et quatre sergents pour la police de Saint-Corneille. Le geôlier et deux exécuteurs des hautes œuvres.
Le lieutenant, le greffier et trois archers de la Maréchaussée, cinq archers de robe courte.
Forêts [modifier]
Forêts de Compiègne et de Cuise. - Le capitaine de la forêt, le maître particulier, le lieutenant, un garde marteau, un greffier, un greffier du maître verdier, trois sergents dangereux, et un sergent louvetier.
Forêt de Laigue - Un maître particulier, un lieutenant, un procureur du roi, un garde marteau, un greffier et un sergent dangereux.
Divers [modifier]
Un concierge du logis du roi, un maître du Pont, un maître des relais, quatre portiers aux portes de la ville. Cinq médecins, sept chirurgiens, sept apothicaires et trois sages-femmes. Trois arpenteurs, le recommandeur des trépassés.
Signalons encore un fondeur et un charpentier de l'artillerie du roi, le fauconnier du gouverneur, et quelques officiers de la maison royale, ou de celles des princes, dont on trouve les noms aux différents tours qu'ils habitent.
Blason et devise [modifier]
Ses armoiries se blasonnent : d'argent au lion d'azur semé de fleurs de lys d'or, armé et lampassé de gueules, et couronné d'or.
Sa devise est : Regi et regno fidelissima « Au roi et au royaume le plus fidèle »[9].
Administration [modifier]
La ville de Compiègne est une sous-préfecture de l'Oise, elle est administrativement partagée en 3 cantons :
- canton de Compiègne-Nord (avec 5 autres communes)
- canton de Compiègne-Sud-Est (avec 4 autres communes)
- canton de Compiègne-Sud-Ouest (avec 5 autres communes)
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | ||
|---|---|---|---|---|---|
| 1959 | 1987 | Jean Legendre | CNIP | député de l'Oise | |
| 1987 | réélu mars 2008 | Philippe Marini | UMP | sénateur de l'Oise (depuis 1992) | |
|
|
|||||
Jumelages [modifier]
-
Huy (Belgique) depuis 1959
-
Arona (Italie) depuis 1962
-
Landshut (Allemagne) depuis 1962
-
Vianden (Luxembourg) depuis 1964
-
Bury St Edmunds (Royaume-Uni) depuis 1967
-
Kiryat Tivon (Israël) depuis 1988
-
Shirakawa (Japon) depuis 1988
-
Raleigh (États-Unis) depuis 1989
-
Elbląg (Pologne) depuis 2002
-
Guimarães (Portugal) depuis 2006
Transports [modifier]
L'agglomération de Compiègne est desservie par 7 lignes de bus totalement gratuites du lundi au samedi, qui ont transporté 4,7 millions de voyageurs en 2000. Il y a seule une ligne (payante) qui dessert la ville le dimanche[10].
Un service de co-voiturage a aussi été créé par la ville.
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
D’après le recensement Insee de 2007, Compiègne compte 41 714 habitants (soit une stagnation par rapport à 1999). La commune occupe le 163e rang au niveau national, alors qu'elle était au 155e en 1999, et le 2e au niveau départemental sur 693 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Compiègne depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 2006 avec 42 036 habitants.
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 48,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 26,1 %, 30 à 44 ans = 21,2 %, 45 à 59 ans = 17,9 %, plus de 60 ans = 15 %) ;
- 51,7 % de femmes (0 à 14 ans = 16,9 %, 15 à 29 ans = 22,3 %, 30 à 44 ans = 19,1 %, 45 à 59 ans = 19,4 %, plus de 60 ans = 22,4 %).
Économie [modifier]
Compiègne ville classée la plus attractive dans sa catégorie en 2008 et 2006 selon le point. elle soigne l'accueil et est à l'écoute des besoins des entreprises en plus d'avoir un taux d'imposition parmi les plus bas
Données : 2005
- Constructions mécaniques
- Lajous Industrie - 612 salariés
- Inergy - 510 salariés
- Constructions Bâtiment
- Eiffage Construction Picardie - 550 salariés
- Informatique
-
Chimie
- Aventis Pharma - 739 salariés
- Colgate Palmolive - 788 salariés
- Robbe (recherche sur les carburants écologique, situé sur la rive opposée à venette)
-
Luxe
- Bourjois/Chanel - 281 salariés
-
Services
- Samsic II - 288 salariés
- Sin et Stés - 253 salariés
- MACIF - 490 Salariés
- Annexe et centre de formation de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Oise.le palais des fleurs
Personnalités liées à la ville [modifier]
Y sont nés [modifier]
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Interflora













Commentaires